Rwanda

Nom officiel : République du Rwanda
Chef de l’Etat et du Gouvernement : Paul KAGAME

Données géographiques

Superficie : 26 338 km²
Capitale : Kigali
Villes principales : Butare, Kigali, Ruhengeri
Langue (s) officielle (s) : anglais, français, kinyarwanda
Langue (s) courante (s) : kinyarwanda
Monnaie : Franc rwandais (1 EUR = 790 RWF)
Fête nationale : 4 juillet

Données démographiques

:
Population : 12,1 millions d’habitants
Densité : 430 hab/km²
Croissance démographique : 2,7 % (BM 2014)
Espérance de vie : 64 ans
Taux d’alphabétisation : 70 %
Religion (s) : Catholiques (56,5%) ; Protestants (26%) ; Adventistes (11,1%) ; Musulmans (4,6%) ; Animistes (0,1%) ; Autres (1,7%)
Indice de développement humain : 163ème sur 187 (PNUD 2015)

Données économiques

PIB : 8,96 milliards $ (EIU, 2015)
PIB par habitant : 700 $ (2015)
Taux de croissance du PIB : 7% en 2014
Solde de la balance des paiements : -212 millions $ (2013)
Taux de pauvreté : 44,9% en 2014
Taux d’inflation : 4,9 % en 2013
Balance commerciale : - NC
Dette : 28% du PIB en 2014
Déficit budgétaire : 4% du PIB (2013-2014)
Principaux clients (exportations) données de 2013 : Chine (24,3%), RDC (17,1%), Malaisie (13,1%)
Principaux fournisseurs (importations) données 2013 : Ouganda (16.5%), Kenya (12,5%) et Chine (10,7%).
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB :
-  Agriculture : 32%
-  Industrie : 16%
-  Services : 52%

Politique intérieure

Le génocide de 1994 laisse le pays exsangue. Les institutions ainsi que le tissu économique et social sont totalement à reconstruire.
Au mois de juillet 1994, un gouvernement d’union nationale et une Assemblée nationale de transition sont formés par le Front Patriotique Rwandais (FPR, parti de Paul Kagame) et sept autres partis. Au mois d’avril 2000, Paul Kagame est désigné Président de la République du Rwanda. Il est élu à la présidence en 2003 et en 2010 avec plus de 90% des suffrages.
Une réforme constitutionnelle, adoptée par référendum le 18 décembre 2015 permet désormais au président Kagame de briguer un troisième mandat en 2017. Il s’est déclaré candidat pour la présidentielle de 2017.
Le Rwanda, a mené entre 2002 et 2012, un difficile processus de réconciliation au travers du processus des gacaca (tribunaux populaires inspirés de la justice coutumière). Deux millions de personnes ont été jugées, pour un taux de condamnation de 65%.

Situation économique

La croissance économique rwandaise est soutenue et durable : en 2015, le pays a connu une croissance économique de 6,9 %. Pour 2016 et 2017 les prévisions s’établissent respectivement à 6% et 7%. Ce dynamisme repose sur les facteurs suivants :
La bonne tenue du secteur agricole qui bénéficie de conditions climatiques favorables ;
La croissance des exportations. En 2013, le coltan, composant de base pour la fabrication d’appareils électroniques constitue le premier poste d’exportation (23,5% des exportations) devant le thé (9,7%) et le café (9,6%).
Une demande intérieure soutenue, portée notamment par l’expansion du crédit au secteur privé ;
Des réformes profondes dans les domaines économique et social (décentralisation, réforme de la justice) avec un strict respect des programmes préconisés par les institutions financières internationales ;
La Banque Nationale du Rwanda mène une politique monétaire prudente.
Kigali a atteint la plupart des objectifs du Millénaire pour le développement.
Pour autant, des problèmes structurels persistent : enclavement du pays, manque d’infrastructure, insuffisante productivité agricole, pression démographique (2,4%/an).

-  La croissance devrait rester vive en 2017
L’activité devrait rester soutenue par les services, qui pèsent pour près de 50 % dans le PIB. L’augmentation de la flotte de RwandAir et l’ouverture de nouvelles lignes aériennes à partir de fin 2016, renforce les efforts d’investissement réalisés dans les années passées (aéroport, centre de conférence, hôtels) et devrait contribuer au développement des activités liées au tourisme, mais aussi au commerce et au transport. Les projets d’investissements dans les infrastructures, notamment dans les domaines de la production/ distribution d’électricité et des transports (routiers, ferroviaires) dynamiseront le secteur de la construction. L’industrie devrait profiter de la montée en puissance de la centrale au gaz du Lac Kivu (mise en service fin 2015) et de l’ouverture récente de nouvelles unités de fabrication textile.
La consommation, moteur de la croissance (plus de 75 % du PIB) devrait rester porteuse grâce à des dépenses publiques qui ne devraient pas baisser l’année des élections présidentielles et d’une inflation modérée.
La hausse des prix sera alimentée par le renchérissement des biens importés (biens alimentaires, énergie), qui pourrait être accentué par la dépréciation, même modérée de franc rwandais. Les tensions inflationnistes devraient cependant être atténuées par la baisse, annoncée en octobre 2016, des tarifs d’électricité.

-  Absence de réelle amélioration des déficits budgétaire et courant
La dépendance des finances publiques rwandaises à l’égard de l’aide internationale diminue mais reste élevée (de l’ordre de 25 % des recettes budgétaires contre la moitié environ en 2010). Les mesures destinées à élargir la base fiscale, supprimer certaines exonérations et améliorer le recouvrement ainsi qu’une croissance relativement dynamique, devraient permettre une hausse des recettes fiscales suffisante pour compenser la baisse des flux d’aide. Le gouvernement, dans le cadre d’une gestion prudente des finances publiques, pourrait réduire certaines dépenses pour éviter une trop forte dégradation du solde budgétaire mais marginalement, à l’approche des élections de l’été 2017.

La dette publique augmente rapidement, en particulier en raison de l’augmentation des garanties de prêts à la compagnie nationale RwandAir pour l’achat de nouveaux appareils. Les prêts concessionnels restent majoritaires (près des deux tiers du total) mais la part des crédits commerciaux, avec des conditions moins favorables, tend à s’accroître. Le risque de surendettement demeure faible.
Le déficit courant très élevé ne devrait pas se réduire en 2017. Les cours de certaines matières premières exportées par le Rwanda (thé, café) devraient progresser légèrement et la production être plus élevée qu’en 2016, année de forte sécheresse. Toutefois, les importations seront soutenues par les importants besoins en biens d’équipements pour la réalisation des projets d’infrastructures. Les achats de pétrole, dont le cours pourrait légèrement progresser en 2017, pèseront également sur les importations, même si une partie des produits pétroliers achetés à l’étranger est réexportée, générant des recettes d’exportation. La dépréciation modérée du franc rwandais (8 % environ face au dollar en 2015 et 2016) devrait se poursuivre en 2017, contribuant à l’absence d’amélioration du solde courant.
Le Rwanda a obtenu du FMI mi-2016 une nouvelle aide financière (Stand-by Credit Facility, de l’ordre de 200 MUSD sur 18 mois), permettant au pays de conserver un niveau suffisant de devises mais aussi d’encourager la confiance des investisseurs et bailleurs de fonds étrangers.

Autres données

Indice Mo Ibrahim de la gouvernance africaine 2016 : 9e sur 54
Classement Doing Business 2017 : 56e sur 190
Transparency International 2016 : 50esur 176